Le tiroir en chêne poncé

Publié le par Sorcière aux Axolotls

C'est un thème proposé chez  le musicien streameur VVonk, par les wievers pour une 120 mc compo. Comme je ne sais pas faire de la musique avec les logiciels et que de toute manière je n'ai pas le matériel qu'il faut, et que j'ai de tout manière pas la place, je fais ce que je sais le mieux faire : écrire.
Et je me dis "mais qu'est ce que c'est que ce thème à la noix ?"'
Et puis voilà que j'ai une idée.

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Un vieil homme est laissé pour compte dans une maison de retraite . Il a pourtant bien élevé ses enfants, leur a donné des bonnes valeurs humaines, mais allez savoir ce qui se passe dans le coeur et l'esprit des êtres humains  : certains sont bons, gentils, solidaires et sont doués de presque toutes les qualités, d'autres non.
Ses enfants sont riches, beaux, doués en presque toutes choses... et malgré ça, ils ne veulent plus de leur père qui les a élevés avec amour et patience.
Sa petite fille, Sonia, va le visiter tous les jours, joue avec lui, lui tient compagnie. De toutes manières..qui voudrait d'une fille handicapée ? Et si ses parents, honteux d'avoir un parent qui vieillit et une fille handicapée, réunissaient les deux personnes dans la même maison de retraite ? Sitôt dit, sitôt fait. Le grand père et la petite fille on chacun une chambre côte à côte. Mais un matin... le bâtiment est vide. Ils se réveillent, ils appellent, personne ne répond.

La jeune fille marche doucement vers le téléphone, mais constate que la ligne est coupée. Elle ouvre la porte de la chambre de son grand père, l'aide à s'habiller, et veut prendre une douche. L'eau est coupée. Il neige dehors, il fait sombre bien qu'il soit une heure de l'après midi.

Mais l'électricité pas encore, ni le gaz, ce qui permet à la jeune fille de préparer à manger. Ils mangent, la jeune fille réfléchit... et son grand père s'endort alors elle va le recoucher. Puis s'en va explorer la maison vide.

Elle ne peut pas courir, ni marcher vite, elle marche doucement... mais résolument.
Et se retrouve au grenier, et là un meuble bas , en chêne poncé, passé à l'huile de lin, attire ses regards.
Elle explore ce meuble , et un seul tiroir contient deux pendentifs ainsi qu'un petit carnet.
Le texte raconte l'histoire d'un jeune homme handicapé et laissé ici, déshérité, abandonné. Il a créé trois pendentifs, un pour lui , et les deux autres et le carnet ont été cachés ici, pour être trouvés par des personnes qui ont bon coeur et sont malheureuses.

Le texte continue sur l'utilisation des pendentifs. La jeune fille revient vers son grand père, met le cordon d'un des bijoux autour de son cou, et l'autre autour du cou de son grand père. Elle lui donne la main, et appuie sur le bouton du milieu de son pendentif. Voilà qu'une porte s'ouvre et ils y vont. La porte se referme, le tunnel disparait au fur et à mesure de leur progression. Une lumière grandit grandit.. et les voilà arrivés dans une plaine fleurie. La porte disparait derrière eux. Il fait beau, les oiseaux chantent, et voilà qu'un jeune homme s'avance vers eux.  Un peu plus loin une jeune et belle femme s'approche aussi et voilà qu'elle pleure en enlaçant le vieil homme dans son fauteuil.

Le vieil homme se lève, rajeunit, .. et oui il embrasse la femme, c'est sa bien aimée.  Le jeune homme et la  jeune fille sont émus. Ils font connaissance.. et des jours, des mois, des années se passent, les quatre personnes s'entendent bien, mais ... mais voilà que les pendentifs se mettent à briller... et les voilà tous les quatre de retour sur Terre, dans des pays différents, sous forme de bébés. Ils grandissent, et chacun trouve, à l'âge de 20 ans, tout au fond d'un très vieux tiroir d'un très vieux meuble en chêne poncé, passé à l'huile de lin, un pendentif et un carnet..

Un jour ils se retrouvent.. le pendentif leur permet de faire avancer la science, de mêler bien être et écologie, éthique et profit, en respectant les animaux, l'environnement, les droits humains.. ces quatre jeunes gens constituent une équipe de génies indispensables sur la planète Terre.

La légende ne dit pas si ils ont des enfants ou pas, mais ce qui est sûr, c'est que , quelque part, un pendentif attend un personne malheureuse et ayant bon coeur, pour une bonne utilisation, au fond d'un meuble à tiroirs, un meuble en chêne poncé, passé à l'huile de lin.




 

Publié dans Contes à ma manière

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Jean Dornac 21/02/2021 07:19

C'est la roue de la vie, celle qui roule sans fin quitte à revenir au début de son trajet tortueux voire douloureux ! Bravo chère Sorcière et merci de nous faire rêver !

Sorcière aux Axolotls 21/02/2021 09:33

merci à toi aussi de me faire rêver avec tes photos et poésies ♥